Future Darkly: Artifamily
2018·47 min·88.3K Vues
La scène s'ouvre comme un clin d'œil vicieux à la séquence POV iconique de Robocop en 1987. Une chef scientifique se penche sur l'objectif figé d'une caméra verrouillée, scrutant le cadre avec une tension palpable. Dans une pièce austère et crûment éclairée, entourée d'une petite équipe en blouses de labo impeccables, griffonnant frénétiquement. Elle dissèque les phases finales de leur création perverse : capteurs exteroceptifs, caméras CCD, interrogeant si ces putains d'actionneurs défaillants seront réparés avant l'essai. À mesure qu'elle parle, des lignes de code foisonnent à l'écran (VFX), comme si les savants se penchaient sur un ordinateur diabolique. Satisfaite, elle ordonne de le vider, de l'habiller en civil. Le père arrive bientôt. Elle s'éclipse, et l'équipe jette un dernier regard lubrique avant de disparaître du cadre. COUPE AU TITRE : Future Darkly : Artifamily. PLATEAU TEXTE : 15 mars 2095. Gros plan sur les chaussures d'un homme. Il tape du pied, secoue les jambes avec une anxiété qui suinte le désespoir, tandis que la caméra remonte lentement pour révéler Robert, un type rongé par l'angoisse, assis dans un bureau blanc minimaliste et froid. Six mois que sa femme adorée et sa belle-fille de 18 ans ont péri dans un accident de voiture. Le chagrin le bouffe vif. Malgré le soutien familial et amical, deux hospitalisations pour PTSD sévère, et un congé médical forcé par son employeur. C'est sa thérapeute qui l'a poussé à s'inscrire à ce programme gouvernemental, comme pilule amère de sa thérapie. Robert, brisé, contemple l'abîme d'un désir interdit qui pointe déjà sous la surface, prêt à exploser en fantasme tabou et charnel.













