Within
2019·51 min·91% liked·154.2K Vues
« Celui qui se complaît dans la solitude est soit une bête sauvage, soit un dieu » – Francis Bacon. La scène s'ouvre en gros plan sur une feuille craquante, impeccable. La caméra remonte lentement, dévoilant un homme un peu échevelé (Michael Vegas), dos tourné. Il tient un lapin fraîchement capturé. Il scrute les environs, tendu. La forêt est muette comme une tombe. Un vent soudain agite les branches. Rassuré, il s'éloigne. On le suit à travers les bois jusqu'à un camp improvisé : bâches tendues à la va-vite sur des perches. Un feu mourant fume devant. Au moment de préparer sa proie, un frisson l'alerte. Guidé par l'instinct, il retourne dans les fourrés et tombe sur une cabane isolée. Planqué dans les buissons, il observe une voiture s'arrêter. Deux femmes en descendent : Luna (Emily Willis) et Gwen (Emma Hix), venues pour un week-end torride que Luna a réservé. Gwen tremble, pas habituée à cette solitude rurale qui pèse comme un désir refoulé. Prêtes à entrer, Gwen pivote, sentant une présence. Le vent fouette les arbres, mais rien. CUT TO TITLE. Peu après, les filles se prélassent au soleil sur le quai, chairs nues luisant d'anticipation. Elles parlent de leur amitié naissante, de la rupture récente de Gwen. Luna a orchestré ce break pour la faire craquer, la libérer. Elles s'étalent mutuellement de la crème solaire, mains glissant sur peaux moites, frôlant les courbes interdites, tension électrique dans l'air chargé de promesses charnelles.
Réalisateurs:Fred August














