Future Darkly: Pandemic - Anthony's Date
2021·26 min·35% liked·29.1K Vues
« La vie sans amour n’est rien. » – Léonard de Vinci. La scène s’ouvre sur Anthony (Michael Vegas) arpentant une rue déserte, rentrant d’une virée shopping. Masque sur le visage, gants aux mains, il serre des sacs en papier contre lui avant de franchir le seuil de sa baraque. Près de la porte, il s’active à son poste de désinfection bricolé. Il vide les sacs, frotte férocement chaque produit, chaque emballage, comme un rituel obsédant, sans un battement de cil, comme si c’était la putain de routine quotidienne. Puis il s’enfonce dans son salon principal, ombre solitaire dans l’obscurité grandissante.
Plus tard, Anthony est vautré devant son ordi, en visio avec sa mère. Il lui avoue qu’elle lui manque, mais que le temps file, que tous les jours se fondent en un brouillard identique, qu’il galère à se rappeler les dates. Elle soupire, lui dit qu’elle pense à lui, rongée par l’idée qu’il crève seul depuis si longtemps. Elle le pousse à tester un site de rencontres pour choper une meuf sympa à partager ce confinement infernal. Elle en connaît un bon. Il force un sourire de façade, ment comme un arracheur de dents en jurant que ça va, mais ses poings se crispent sur ses genoux, trahissant la tempête intérieure.
La visio coupée, Anthony traîne sa solitude comme un boulet : il cuisine dans le vide, sue seul à la gym, tout en solo, étouffé par l’isolement. Enfin, il craque, s’inscrit sur un site qui jure de lui coller un match IA parfait, une échappatoire à son vide abyssal.
Une voix féminine, Aurora (Ana Foxxx), l’accueille, chaude, complice, comme une amante surgie des ténèbres. Elle le bombarde de questions intimes sur ce qu’il bande pour chez une partenaire. Il balbutie des réponses, hésitant, mais quand Aurora creuse ses fantasmes sexuels – ce qu’il aime sucer, baiser, dominer dans l’ombre du lockdown –, la tension monte, électrique, prête à exploser en désir interdit.













