Living Vicariously
2020·54 min·143.8K Vues
La scène s'ouvre sur un plan prolongé de Becky (Natalie Knight), seule, filant d'un pas rapide dans la rue, le corps raidi par la tension, le visage crispé d'angoisse. Elle fixe droit devant, mais jette des regards par-dessus son épaule, persuadée d'être suivie, sans qu'on voie quiconque. Son allure s'accélère sur un sentier menant à sa maison ; la peur la submerge, elle se met à trottiner en panique jusqu'à la porte. Frénétiquement, elle fouille son sac à main pour les clés, les fait tomber en jurant entre ses dents, les ramasse et déverrouille. Elle se rue à l'intérieur, claque la porte. Becky verrouille, un soupir de soulagement échappe, mais elle hésite, jette un œil par la fenêtre. Un cri de terreur : elle recule. Sur le trottoir, immobile, Gwen (Jane Wilde) la fixe, ombre menaçante. COUPURE AU TITRE : Vivre par procuration. Le lendemain, Becky invite son ami Mitchell (Nathan Bronson) chez elle, lui confie que Gwen, l'ex de son ancien amant, la traque comme une ombre perverse. Elle le supplie de veiller sur elle, de la protéger dans cette nuit lourde de dangers ; il accepte, regard chargé de promesses interdites. Plus tard, dans l'obscurité veloutée, ils sont blottis sur le canapé, la télé crachant ses images fantasmagoriques. Becky se love contre lui, cherchant encore le réconfort charnel, ses yeux rivés à l'écran. Mitchell alterne regards entre les lueurs cathodiques et ses courbes tentatrices. Il hésite, le pouls battant, puis passe un bras autour d'elle, possessif. Elle s'abandonne sans un mot, se love plus profondément, corps contre corps, dans une étreinte qui pulse d'une tension érotique naissante, prête à exploser en fantasmes défendus.
Réalisateurs:Craven Moorehead














