The Rental
2017·63 min·137.8K Vues
La scène s'ouvre sur Amy, une étudiante de 20 ans en deuxième année de fac (Aubrey Sinclair), effondrée en larmes sur le siège avant de sa voiture. Son tacot est bourré de cartons et de fringues, et un avis d'expulsion traîne sur un cahier côté passager. Virée de son appart récemment, elle squatte son véhicule depuis des jours, crasseuse, crevée, l'angoisse lui nouant les tripes comme un étau. Son portable vibre – un retour d'appel pour une candidature –, elle décroche, voix pleine d'espoir fiévreux... mais son visage s'effondre : pour la dixième fois, son crédit merdique la disqualifie. Une seule option reste : une chambre privée dans une maison. À deux pas, elle zappe l'appel et fonce sur place. Rencontrer le proprio en chair et en os, c'est sa chance de le supplier, de le séduire peut-être, dans cette spirale de désespoir brûlant. Elle toque à la porte, un type l'accueille. D'abord timide, réticent à entrouvrir, il se radoucit quand elle mentionne la chambre en location. Son regard s'allume d'une lueur trouble, il l'invite au chaud, chaleureux comme un piège velouté. Il se présente : Philip (Tommy Pistol), et la guide dans la baraque, tandis qu'elle l'inspecte du coin de l'œil, méfiante. Il y a un truc louche chez lui, une ombre qui gratte, mais l'endroit est nickel, impeccable, le tarif irrésistible – elle chasse le malaise, la faim de toit la ronge. Quand Philip propose de l'installer illico, sans bail ni vérif de crédit, elle saute sur l'aubaine, le cœur battant la chamade. Précipitée, elle ressort pour choper ses affaires, l'air chargé d'une tension électrique, comme si le désir interdit guettait dans l'ombre.













